Initiation à l'apiculture

Techniques apicoles

 

 

En partenariat avec ApisMundi, site de formation et d'accompagnement à l'apiculture. www.apismundi.com

 

Ce mois-ci...

Que se passe-t-il dans la ruche ?

Nous disions fin janvier, dans la lettre de février : « Nous avons pu observer de nombreuses sorties et des rentrées de pollen...en ce début d'hiver. Favorable ? Pas sûr ! La période est sensible : baisse des réserves, regain de l'hiver en perspective… ». Février a été difficile et '' bernant '' pour l'abeille, avec des variations importantes de températures mais des sorties possibles et abondantes, et ailleurs de véritables catastrophes climatiques. La période est devenue de sensible à cruciale : S’il y a des pollens, il n'y a pas de nectars mais bel et bien des élevages dans la ruche qui nécessitent une grande utilisation des réserves. Pour la plupart d'entre nous, non seulement la surveillance s'impose mais le nourrissement va être impératif (sirop 50/50).

Que fait l'apiculteur ?

Il convient, pour le moins, qu'il soupèse ses ruches pour tenter d'estimer les réserves : ruche facile à soulever égale danger immédiat, nourrissement sans retard avec sirop 50/50 : moitié eau, moitié sucre, ou produit du commerce. Sirops tiédis, en dérangeant le moins possible la ruche, à petite dose, d’abord, puis au demi litre par semaine, et plus tard encore, le litre par semaine. Certains sont contraints de nourrir massivement lorsque par exemple le rucher est distant ; ce n'est pas l'idéal, si vous pouvez vous rendre facilement sur place, il est préférable de suivre la progression estimée de l'élevage.

Là, le nourrissement liquide, a un double objectif : de sauvetage d'abord, si la ruchée est à court de réserve, et de stimulation car il s'agit aussi de relancer le développement de la colonie : la reine pond, il faut nourrir les larves et le but est bien d'amener la ruchée à une population la plus fournie possible, pour la miellée principale. Il faut du monde pour " faire du miel ".

Avec ce que nous avons vécu en première partie de février, restons prudents et restons-en au nourrissement car des températures bien basses peuvent encore se produire. Pour toute visite ou ouverture de ruche, il faudra attendre que la saison se stabilise, que la température minimum de 12 à 15 degrés se soit installée depuis plusieurs jours : le couvain, lui, craint le froid.

Bon début de saison à tous !!!